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Faut-il suivre son intuition?

La force de l'intuition
Vous arrive-t-il de ressentir comme une petite voix intérieure, votre intuition, qui subitement vous éclaire ou vous guide lors d’un choix épineux?
Peut-on suivre son intuition à l’heure de prendre une décision?
Il semble que oui et qu’il est même possible de développer cette faculté pour vivre mieux.
L’intuition, un sixième sens?
Il est surprenant de découvrir comment plusieurs archéologues, au premier coup d’œil, ont l’intuition qu’une statue supposée très ancienne est fausse. Pourtant des experts du musée californien J. Paul Getty l’ont reconnue comme véritable. Quelques temps plus tard, la vérité éclate et les experts s’étaient bien fait bernés par de faux documents!
C’est ce que nous rapporte le journaliste Malcom Gladwell dans son livre “La Force de l’intuition”.
Ne vous êtes vous jamais dit, après un échec: “J’en étais sûr, j’aurais du suivre ma première idée”. Quelque chose en vous vous “disait” ce qu’il fallait faire. Mais vous n’y avez pas cru. Ou encore vous n’avez pas pu le démontrer “rationnellement” à la personne qui devait prendre la décision dans le cadre d’une réunion de travail par exemple.
Longtemps rejetée par les scientifiques, l’intuition est aujourd’hui une faculté du cerveau humain reconnue et étudiée.
Il s’agit d’une forme d’intelligence présente en chacun d’entre nous et qui nous amène dans certaines circonstances à trouver des réponses, des solutions qui surgissent spontanément sous forme de conviction, de sensation, de sentiment d’avoir raison, tout cela sans aucune explication rationnelle.
L’intuition ne se présente pas toujours comme une petite voix intérieure mais aussi sous la forme d’une réaction physique comme ressentir des palpitations ou avoir les mains moites sans raison apparente.
Selon la neurologue Régine Zékri-Hurstel (“Le temps du goût”) l’explication de l’intuition est la suivante : “En réalité pour les neurosciences, il s’agit pour une bonne part d’informations sensorielles captées par notre cerveau mais qui ne parviennent pas à notre conscience… Notre cerveau arrive directement aux conclusions et nous fait prendre des décisions sans que nous ayons conscience des perceptions subliminales qui nous y ont conduits.”
Notez que les informations sont d’origine sensorielles: c’est à dire du domaine du ressenti, des émotions, du subconscient, donc en relation directe avec notre cerveau droit celui de la créativité, de la vision globale.
Peux-t-on se fier à son intuition?
Dominer la prise de décision

La prise de décision
Si vous voulez atteindre vos objectifs, la prise de décision est un passage fondamental dans les diverses étapes qui jalonnent votre vie.
Que ce soit pour le choix de vos études, de votre carrière professionnelle, de partager votre vie avec une autre personne, d’avoir des enfants, et bien d’autres situations.
Et pourtant bien des gens sont incapables de prendre une décision aussi élémentaire qu’elle soit.
Les différents processus de prise de décision
De nombreux facteurs interviennent à l’heure de décider face à un problème particulier: on peut les regrouper sous deux aspects: le contexte dans lequel il apparaît et disons nos dispositions mentales, nos états d’âme.
Lorsque je pilotais mon avion de chasse, il y avait forcément des moments où les décisions devaient être prises pratiquement instantanément sous risque de conséquences graves voire irrémédiables. Pas de place pour les sentiments, les émotions. C’est après que je pouvais éventuellement ressentir une frayeur rétrospective… et c’est arrivé, croyez-moi.
Ce genre de décision instinctive est le fruit de l’entrainement, des heures de vols, des heures de simulateurs à se préparer aux situations extrêmes et même à l’imprévisible d’une certaine manière.
Dans le cadre actuel du championnat du monde de football, c’est la situation de l’avant d’une équipe qui pénètre dans la défense adverse et peut soit passer la balle à un compagnon bien placé, soit prendre sa chance et tirer au but. S’il réfléchit quelques dixièmes de secondes de trop, c’est fini, un défenseur lui a retiré la balle des pieds!
L’important est de comprendre qu’une bonne préparation va vous aider à ce type de prise de décision rapide.
Un autre exemple de contexte est bien sûr le milieu professionnel. Décider d’une stratégie ou des investissements à réaliser, nécessite de grandes quantités d’information sur le marché, les produits, la concurrence. Ensuite il faut faire des simulations, peser les avantages et les inconvénients des différentes options possibles pour finalement prendre la décision définitive seul ou en comité.
D’une certaine façon il s’agit d’un raisonnement logique; tout au moins jusqu’avant la prise de décision finale qui elle peut faire intervenir des critères de choix tout à fait subjectifs.
Concernant les facteurs liés à notre personnalité, à notre capacité de décider facilement ou pas, à nos doutes, à nos états d’âme du moment, à nos désirs profonds, nous rentrons dans les méandres du cerveau humain et chaque personne est un cas particulier. Vos antécédents, les étiquettes reçues au cours de votre jeunesse influencent la prise de décision qui peut devenir beaucoup moins automatique et nécessiter alors un raisonnement plus ou moins logique pour arriver au but.
Cependant combien de décision sont prises finalement sur un coup de cœur, pire sur un coup de tête, ou même à pile ou face!
Choisir sa carrière professionnelle est un exemple où interviennent une infinité d’éléments. Le choix qu’il faut faire à l’heure de s’inscrire dans une école ou dans une fac dépend de nos propres envies, de nos passions mais aussi des nécessités de la vie (aspect économique en particulier). Il dépend aussi des modèles qui nous conditionnent: la famille, le milieu social, le milieu culturel, l’exemple des amis.
Cependant, à l’heure de prendre une décision, on suivra généralement une méthode comme celle que je vous propose maintenant.

